Trop de monde autour de moi !!!

Trop de monde autour de moi !!!
La bêtise humaine
1. Nous sommes tous entourés de cons
Nombreuses sont les expériences qui conduisent inévitablement à constater que nous sommes tous à notre échelle ce que j'appellerai un agrégat de cons, à des moments précis, plus ou moins longtemps, cela semble ne jamais s'arrêter et paraît même interminable pour certains, et à plus ou moins grande intensité. Oui il est vrai que tout cela est subjectif, mais ce thème amène à un thème au combien intéressant, le con. Je vais donc commencer à élaborer une théorie du con.

Pour vous et pour moi le thème du con est une composante immuable de notre vie de tous les jours. Nous sommes en effet tous, à notre goût entouré, de cons. Un thème magnifique donc qui est au vu de l'importance qu'il joue dans la société, comprenez ici que le thème traité est la stigmatisation des individus c'est à dire le fait de coller des étiquettes sur des personnes comme par exemple " il est homosexuel c'est un marginal... avec tout ce que cela implique ", donc la stigmatisation que je simplifierais ici à la thématique du con.
En un premier lieu je tiens d'abord à saluer la langue formidable qu'est le Français qui nous gâte de mots simples et complexes, incongrues et utiles, et surtout de mots inconditionnels que l'on peut utiliser à toutes les sauces à la manière du pain. La polysémie, voilà un concept divin. Et la notion de con prend toute sa splendeur dans ce cheminement consistant à magnifier la spécificité et l'unicité de notre langage français auquel et je dois le reconnaître je voue un véritable culte tant il est riche et tant la diction et l'articulation des syllabes ont une consonance d'une rareté sans égal. Appréciez ici le chauvinisme qui va à contre sens de la réflexion, le langage étant la subjectivité même puisqu'il n'y a que dans peu de cas qu'un mot se rapporte à un sens, qu'il y a une relation univoque entre un mot et une signification.
2. Qu'est ce qu'un con ? ben un con non ?
Qu'est ce qu'un con ? Une chose est sûre c'est que l'on en croise tous les jours, à chaque moment, à chaque endroit, dans chaque situation nous sommes entourés de con. Alors " qu'est ce qu'un con, si on ne me le demande je le sais, si on me le demande je ne le sait plus ". Premier constat seule la langue française peut se targuer d'avoir un mot aussi extraordinaire et aussi polysémique que le mot con. On est con à tout moment mais de différentes façons : con d'avoir fait ci, con de ne pas avoir fait pas ça, con de penser ci, con de penser ça, con d'aller à gauche, con de ne pas aller à droite, con de réfléchir, con de ne pas réfléchir, con d'être philosophe et con d'être pessimiste. Ainsi, nous sommes tous de plus ou moins gros cons et vous en conviendrez. Mais comment l'ami, ou l'ennemi, de la langue française définit-il le con ?
3. Que nous livre le dictionnaire au sujet du con ?
Le glossaire nous dit que et je cite : " Con, conne "
I) n .m. Sexe de la femme. ( le dictionnaire serait-il misogyne, je dois être con mais je ne comprends point ce premier sens, étrange le dictionnaire tend pourtant à se rapprocher de la moindre subjectivité en donnant sens au mot de manière rigoureuse).
II) II) Injure, grossier : Personne stupide et inintelligente prendre quelqu'un pour un con, traiter une femme de conne. (le dictionnaire semble vraiment misogyne). Locution : A la con, idiot, stupide. Un livre à la con ( le dictionnaire peut-être ?). Adjectif : un type complètement con.
Le dictionnaire reste donc très prudent et très discret face au mot le plus utilisé de la langue française et celui qui revêt en sa simple combinaison de lettres une infinité de sens. Dans la mesure où " l'homme est un animal de doué de raison ", il est également dépourvu de raison à certains moments, d'où l'existence de la connerie. J'apporterais par ailleurs comme complément, le fait que des personnes intelligentes et connues pour leur savoir puissent au demeurant être connes ce que semble ignoré notre répertoire de la langue française.
4. Détection d'un con
Comment détecter un con ? Les cons sont presque indétectables bien qu'il existe des têtes de cons.
La synergie du con : tout con en contact avec un autre con entraîne inévitablement une association de con. Le con A discute avec une entité B qui par la communication prouve qu'il est bien con de s'adresser à un autre con.
L'intensité du con : Elle est sans limite, et il n'existe pas de seuil. Preuve en est que tous les gens sont plus cons les uns que les autres. L'intensité ne se mesure pas de manière objective. Mais il y des critères qui ne trompent pas. Plus un con se dit être intelligent plus il est con. Pardon pour ces dires stupides et subjectifs.
Mais ne suis je pas tout simplement un con ?

# Posté le samedi 29 octobre 2005 19:09

Le poids des mots

Le poids des mots
Le langage
1. La subjectivité cataclysmique du langage lorsqu'un locuteur l'utilise
Le langage, formidable outil de communication, certes, mais d'une subjectivité absolument cataclysmique. Il est déplorable aujourd'hui de voir que l'usage de la langue se perd, disons plutôt que le bien parler s'effrite. En effet, pour faire passer un message, et de ce fait générer un feedback rétroactif, comprenez ici un retour, il faut que l'interlocuteur aie parfaitement saisit le message. Or, bien sûr, si l'on résonne en psychologie clinique, la communication est impossible : l'émetteur envoie un message A au récepteur qui interprète un message B et qui répond C... Cela illustre parfaitement la subjectivité du langage. D'une part, parce que nous sommes limités par le choix des mots, d'autre part parce que notre interlocuteur est un dieu subjectif qui a la faculté d'interpréter tout ce qu'on lui dit, de faire passer le message reçu par tout l'environnement psychologique - vécu personnel, affectif...-.
2. Un objet conçu est un objet perçu
Pourquoi le langage est-il subjectif ? Le langage à lui seul est une formalisation du monde, j'entends par-là que les mots sont un grand moteur de notre perception de l'environnement. Exemple simple : lorsqu'il neige, au dehors, de beaux cristaux de glace s'amassent - que de poésie -, s'amassent et trépassent, trépassent et parfois se superposent pour former un manteau neigeux. Tout cela pour dire, qu'au final ce que vous voyez, c'est de la neige. Il y a des milliards de concepts qui ressortent de la tombée de la neige, des centaines d'impressions sur lesquelles nous ne pouvons coller un mot.
J'en arrive à l'explication. Les esquimaux disposent de plus d'une centaine de mots pour définir les caractéristiques, les aspects spécifiques de la neige. Pourtant, de notre côté, en France, moins habitués à la tombée de cristaux, notre langage se limite au mot neige auquel on peut associer quelques adjectifs. Mais rien de très pointu.
Ainsi, si nous voyons un manteau neigeux, nous serons incapables de mettre un mot sur l'aspect de celui-ci : et faute de pouvoir y mettre un mot, nous ne percevrons la différence entre les différents manteaux neigeux. Ce qui est à comprendre ici est la chose suivante : " UN OBJET CONCU EST UN OBJET PERCU ". Concrétisons cette affirmation. Lors d'une nuit étoilée, élevez votre regard aux cieux : que voyez-vous ? Vous voyez 4000 étoiles dans un ciel bien dégagé. Si vous ne connaissez pas les constellations, impossible de les nommer. Les constellations sont conceptuelles, et un mot leur est associé. Tout le monde connaît la grande ourse et est capable de la distinguer dans la voûte stellaire. Mais qui connaît la constellation du poisson ? Autrement dit, un objet conçu est un objet perçu. Si le concept n'est pas dans votre esprit, vous ne pouvez le percevoir. Bien sûr l'exemple précédent est limitatif, mais il schématise bien le concept de cette pensée
3. Le langage formalise notre manière de percevoir le monde
En fait, le langage formalise déjà notre manière de percevoir le monde. Et au-delà de la simple formalisation, le langage détermine de manière très prégnante notre vision du monde.
Il est très complexe voire impossible de retranscrire l'infinité des concepts : on ne peut donc associer à un concept un mot à chaque fois. D'où une limitation de la perception. Parallèlement, il serait impossible de retenir des centaines de milliers de mots. Voyez déjà comment il est parfois compliqué de communiquer avec des individus dont le vocabulaire est limité.
4. Les limites de l'utilisation d'un "langage réduit"
Il ne faut ici voir une critique. Simplement, un individu qui s'exprime à travers 100 mots aura une capacité d'expression, et donc de perception extrêmement limitée. Le phénomène du verlan ou du " langage de cité " est à cet effet très intéressant à étudier : dans chacune des phrases de certaines personnes vous trouvez les locutions suivantes : " tu vois ", " quoi " etc.... et une multitude d'autres tics de langages plus communément appelés scories, ou altérations linguistiques. Ces tics de langage faussent la communication et la réduisent à son stade le plus minimaliste. Un individu qui utilisera toujours les mêmes expressions dans chaque phrase limite terriblement sa capacité à s'exprimer. Ainsi pour qualifier une situation préoccupante, sinistre, sombre, quel qu'en soit l'intensité, on utilise de plus en plus dans le Français argotique le mot " grave ". Le mot "grave" employé à toutes les sauces perd ainsi son sens propre pour devenir une nouvelle subjectivité transcendantale du langage. Car le problème est le suivant : tout concept devient alors limité à un mot, un seul, une expression, une seule. D'où une relativisation terrible de la réalité.
Fervent admirateur de la langue française pour sa richesse - non pour sa complexité grammaticale - je n'ai aucunement la prétention de très bien parler. Néanmoins, la vie réelle est déjà si subjective passant au travers de nos sens puis moulinée, interprétée dans notre cerveau, que je pense qu'il est indispensable d'utiliser les mots les plus adéquats pour relater d'une situation, pour entretenir un discours avec un interlocuteur.
En effet, il est très important de se faire comprendre de la meilleure manière par son interlocuteur. Cela est possible en associant mimiques, gestuelle, proxémique - art de maîtriser son déplacement et d'en faire ressortir un message lors d'un discours -, rhétorique, richesse de vocabulaire et intonation bien entendu. Bref, il est plus qu'important de combiner tous ces facteurs pour réussir à transmettre un message à un interlocuteur. Inutile de préciser que l'association de tous ces facteurs vous assure une écoute réelle de votre interlocuteur. Parler oui, être écouté oui, être compris c'est mieux, être écouté et compris avec grande attention, c'est la quintessence de la communication.
5. La difficulté d'exprimer nos sentiments
Nous sommes déjà très limités dans notre manière de nous exprimer : nous cherchons parfois nos mots, sans les trouver, preuve de la difficile cohabitation entre notre esprit affectif et les impressions que nous sommes capables de percevoir et notre capacité à les exprimer de manière formalisée au travers du langage. Exprimer des impressions affectives de l'ordre conceptuel du ressenti est très difficile au travers du langage, au travers du parlé. Si bien que parfois on ne peut plus que dire : "tu comprends", ou "tu vois ce que je veux dire", comme en appel à une force supérieure, celle d'un environnement psychologique commun, un vécu personnel qui peut se partager, et de cette manière dépasser la limitation des mots
6. Un méta-langage...
Il est d'autant plus important de savoir bien s'exprimer que chaque mot revêt en lui-même plusieurs signifiés. On trouve dans certains mots, des dizaines de sens, dénotés et direct tel le rouge pour la couleur - simple digression pour dire que le mot rouge au sens couleur est la subjectivité même, il existe tant de teintes que l'on rapporte au rouge faute de mots -, connotés, et culturellement codé comme le sang, le communisme... pour ce même mot rouge. Le langage est un code, et comme tout code il a ses règles et ses limites. Règles de grammaires très complexes parfois - inutile pourrait-on penser parfois - l'orthographe est rigide et posé une fois pour toute. Mais au fond, ça change quoi d'écrire hippopotame avec un y plutôt qu'un " i ". Simplement, qu'il faut imposer une rigueur au code écrit pour ne pas tomber dans un code devenant imperceptible car utilisé différemment par chacun. En ce sens, règles de grammaires et extrémismes de l'orthographe se retrouvent...

Oui, la thématique du langage est fondamentale et plus qu'intéressante au point que l'on pourrait s'étaler sur de multiples sujets... Comment les peuples peuvent ils communiquer ensemble en ayant pourtant un codage linguistique différent, en ayant un langage culturellement codé... L'exhaustivité de la problématique du langage n'est pas du tout soulevé dans ces écrits, mais ce n'est pas l'objectif, nous nous interrogeons ici sur quelques fondements du langage de manière à bien percevoir ce qu'est le langage. Pour approfondir l'immense concept du langage, la lecture du penseur SAUSSURE pourrait s'avérer être plus que bénéfique.
Au fond, ce que je préfère dans le langage, c'est le moment où deux langues se rencontrent...qu'avez vous compris ? Langue en tant que muscle et donc émulation sensuelle, ou code linguistique ? La logique, le contexte et le co-texte voudrait que ce soit la rencontre entre deux peuples... mais je suis sur que votre esprit est autant perverti que le mien... mais je vous rassure, ce n'est de la faute de personne, " c'est la faute à la société ", la société nous détermine.

# Posté le samedi 29 octobre 2005 19:22

Modifié le samedi 29 octobre 2005 19:36

Un peu de détente !

Un peu de détente !
L'eau bénite

Un problème Physico-chimique

L'eau bénite pose un sacré problème de physique. Le genre de problème qui donne mal à la tête. C'est donc le sujet que je vous propose d'aborder.
Soyons humble et répondons que nous ne savons scientifiquement pas. Oui mais bon, ça ne va pas faire avancer le schmilblick tout ça. Afin d'étudier scientifiquement ce phénomène, nous devons en effet nous garder de toute considération religieuse. Nous définissons l'eau bénite ainsi : "Quantité finie et limitée de molécules H2O sur lesquelles un responsable religieux chrétien a prononcé une bénédiction. Cette bénédiction fait passer l'eau d'un état x (non bénite) à un état y (bénite)".
Globalement, l'eau bénite possède les mêmes caractéristiques physiques que l'eau non bénite (elle bout à 100°C et gèle à 0°C), ainsi que quelques autres, la plus spectaculaire étant bien évidemment la lutte contre les vampires. Actuellement, les instruments scientifiques de mesure ne nous permettent pas de déterminer si une eau est bénite ou non. Si seulement nous avions des vampires sous la main, ils auraient pu nous servir de cobayes.
C'est pourquoi nos interrogations sur le comportement de l'eau bénite et de ses interactions avec le monde extérieur resteront bêtement philosophiques (d'où la relation avec le titre de la rubrique).
Intéressons-nous au problème de la pureté de l'eau bénite. Supposons qu'une faible quantité d'eau extérieure (non bénite) se trouve mélangée à de l'eau bénite. Le liquide obtenu perd-il sa qualité d'eau bénite ? Trois cas sont possibles.
Premier cas : l'eau perd sa qualité d'eau bénite au moindre mélange avec une eau non bénite. Cette théorie est peu vraisemblable, car dans ce cas, l'état "eau bénite" est si instable qu'elle ne pourrait subsister à l'état naturel que quelques secondes. L'humidité de l'air, le contact avec la peau humaine, autant de facteurs qui risquent de faire perdre au liquide sa qualité d'eau bénite.
Second cas : on obtient une eau plus ou moins bénite. Il existerait un pourcentage de bénitation, ou bénitatude, je ne sais trop quel terme employer. Ainsi on pourrait avoir au début d'une messe une eau bénite à 95%, pour retrouver à la fin une eau bénite à 50%.
Cependant, tout laisse supposer que l'état béni est un état de type booléen, c'est-à-dire pouvant prendre les valeurs VRAI ou bien FAUX. J'en tiens pour preuve les nombreux documents écrits relatant des baptêmes. Dans aucun d'eux, on n'entend de prêtres déclarer : "Je te bénis à 95%", "Je te bénis à 72%".
D'autre part, du fait de la dilution de l'eau bénite, un baptisé perdrait peu à peu sa qualité de baptisé. Nous nous retrouverions avec des baptisés à 10%, des baptisés à 35%, etc... Les écrits de l'Eglise semblent au contraire affirmer que l'on est soit baptisé, soit pas.
On suppose donc qu'on ne peut pas avoir une eau à moitié bénite.
Reste le troisième cas : l'eau bénite conserve son état. Si on suppose vraie cette propriété, on suppose donc que lorsqu'on mélange une quantité q1 d'eau bénite avec une quantité q2 d'eau non bénite, le liquide obtenu possède la propriété bénite. Une eau non bénite acquiert donc l'état béni au contact d'une eau bénite.
Et c'est cette déduction qui pose problème. En effet, toutes les dérives deviennent possibles : on peut imaginer par exemple un prêtre préférant verser quelques gouttes d'une eau déjà bénite dans une eau non bénite plutôt que de bénir lui-même l'eau en question.
Autre conséquence : si l'eau bénite conserve son état et convertit l'eau non bénite, on peut supposer que cette propriété est indépendante de la quantité des deux liquides. En théorie, quelques gouttes d'eau bénite versées dans l'océan suffiraient à transformer celui-ci en eau bénite. Sans doute cette transformation a-t-elle déjà eu lieu ? On peut raisonnablement penser que oui. Le fait de plonger ses doigts dans le bénitier permet de diffuser à l'extérieur de l'église les gouttes d'eau bénite. Ces gouttes, par propagation de la propriété bénite, et grâce à des phénomènes tels que l'évaporation, la pluie et la neige sont devenues bénites, les rivières, les lacs et les mers le sont également. Si tel était le cas, on peut donc en déduire que l'ensemble de l'eau de la planète est entièrement bénite.
Cette théorie expliquerait la disparition des vampires, l'environnement terrestre étant soudain devenu invivable pour cette race.
Cependant, un dernier problème subsiste. Probablement un prêtre a-t-il béni de l'eau déjà bénie. Que se passe-t-il alors ? Obtient-on alors de l'eau super bénite ?
Doit on en déduire que les non croyants sont (cons damnés) à l'alcoolisme ?
En ce qui me concerne, je suis persuadé que ce sont des vampires mutants .
Arrrrrffff !!!!! J'ai mal à la tête !!!!
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# Posté le dimanche 30 octobre 2005 06:41

aprés la détente .......un peu de réflexion !!!!

aprés la détente .......un peu de réflexion !!!!
La Croyance


1. Prologue

Nous avons tous des convictions. Vous, moi, lui, les Américains et peut-être même ma mère. Tout est possible. Notamment dans le domaine de la croyance. Un tel va croire que s'il est né tel jour à telle heure, c'est parce que c'est son destin. Un tel pensera que s'il n'a pas reçu ses prestations sociales, c'est parce que la Caisse d'Allocations Familiales aura encore une fois égaré son dossier. Et puis d'autres soutiendront Mordicus que pour ne pas aller en Enfer après leur mort, il faut aller à l'église tous les dimanche matin à 10h. Quitte à louper la fin de la retransmission en direct de l'élection de Miss France la veille au soir. De toute manière, ça n'est pas bien grave, on sait d'avance que la gagnante ne sera pas Ginette, votre concierge libidineuse et mal rasée. Je m'égare. Revenons à nos moutons. Les croyances. La croyance.
Ce qui nous intéresse ici, tout du moins moi, c'est la croyance religieuse. Alors attention, vous, lecteur, assis derrière ou devant votre écran, selon le point de vue, ne vous méprenez pas sur mes intentions. Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie d'une religion ou de détruire les croyances des gens, peu importe leur confession. Chacun a le droit le plus absolu de croire en ce qu'il veut, de la manière qu'il veut et sans que cela soit critiqué. Evidemment. Je vais au contraire tenter de discuter de la croyance sans jamais discréditer quelque religion que ce soit. Ca n'est pas mon but. D'ailleurs, je n'ai pas de but.
2. Pourquoi croire ?

Bin oui. Pourquoi les gens ont-ils des croyances religieuses ? Au fond, qu'est-ce qui les amène à croire qu'ils pensent juste, qu'ils font ce qu'ils faut faire, qu'ils se comportent comme ils devraient se comporter ? Mettons les règles sociales en marge de cet Oracle. Je ne prends ici que les croyances religieuses, dictées dans les livres saints. Pourquoi vais-je tous les dimanche écouter les paroles de ce drôle de gars qui s'habille avec des tapis au lieu de s'habiller avec des vêtements ? Quel est mon intérêt dans cette histoire ? Bien sur, il y a le déterminisme. Mes parents ont fait comme ça donc je fais comme eux. Et puis il y a une certaine pression à l'enfance, de la part de ces mêmes parents, de la part de la famille, des camarades de classe...A 14 ans choisit-on vraiment de s'engager sur un chemin religieux par pure conviction ou bien est-on plutôt intéressé par la belle montre qu'on nous offrira si on fait sa Communion ? ( personnellement, j'ai reçu un pantalon et une chemise moche : j'aurai mieux fait de dire que je voulais pas aller au catéchisme ).
On croit par tradition. On croit par descendance. On croit aussi par peur. Ne se sent-on pas coupable, au fond, de ne pas croire en un quelconque Dieu, qu'on le nomme Dieu, Allah ou de n'importe quelle autre façon. Lorsque l'on regarde autour de soi, presque tout le monde croit. Ma maman, elle, elle croit en Dieu. Ma copine, elle croit en Allah. Mon père lui, il croit plutôt la télé. Je vais me sentir bette si je ne fini pas par croire en quelqu'un non ? Et puis pourquoi croirait-on en un Dieu ? Par peur, par peur de l'Enfer, évidemment. Tous les apôtres se sont mis d'accord dans le temps : peu importe la religion, y'aura un Dieu, pis un Enfer après la mort pour ceux qui auront fait les cons pendant leur vie. Ils l'auront bien cherché après tout, à pas faire ce qu'il dit le curé, le rabbin, l'imam ou encore le pasteur. Rappelez-vous. Au Moyen-Age, on faisait payer les croyants qui en avaient les moyens pour qu'ils accèdent au Paradis. Le curé il était bien content qu'on donne des sous à l'église...il ne savait pas vraiment si en payant on accédait au Paradis, mais en tout cas, il pourrait s'acheter un autel tout neuf en ébène.
C'est bien connu, tout le monde a peur de la mort. Ca nous pend au nez à tous. Nous sommes nés pour mourir. Nous savons quel jour nous avons commencé notre vie, mais il n'y aura que le médecin légiste pour dire quand elle s'est terminée. C'est un peu sur quoi la religion joue. La peur de mourir et d'aller tout droit en Enfer. Nous avons tous en tête des représentations de ce lieu diabolique, où les âmes en peine sont enfermées à tout jamais, du purgatoire, de la montée au ciel, de ce fameux tunnel de lumière que l'on verrait à l'instant de notre mort...Dieu dit : « Si vous croyez en moi, alors vous serez sauvés ». Mais d'abord, qui c'est ce Dieu pour me dire ce que je dois faire ?
3. Dieu pourrait être mon caniche !

Je le répète : ne voyez dans mes propos aucune forme d'intolérance ou d'irrespect pour quelque religion que ce soit. Je ne fais que philosopher d'une manière digne du Café du Commerce. Vous trouvez le titre de cette partie choquant ? Attendez, je vous explique. Prenez donc un Cappucino. Ca va mieux n'est-ce pas. Je disais donc que le Dieu, peu importe comment les religions l'appellent, nous prévient. En gros, il dit que si on est méchant sur Terre, on le regrettera amèrement après le passage sur Terre. C'est écrit dans les livres saints. Vous connaissez tous les 10 Commandements, sauf bien sur ceux qui ne connaissent pas. Il y a des règlements, parfois implicites aux religions. Certaines sont plus strictes que d'autres. L'important au final, c'est d'y croire. Et donc de croire en Dieu. Mais Dieu qui est-il ? Il n'existe pas ? Il est où ? A-t-il seulement un numéro de portable où je puis le joindre ?

On nous dit que Dieu est éternel, qu'il est le Grand Créateur, qu'il a fait l'homme à son image, qu'il faut croire en lui et en ce qu'il dit, qu'il a bâtit l'Univers, etc...On ne le représente pas. On peut le représenter par son fils, par ses actions, par ses dogmes. Mais au fond, le Dieu, bin personne l'a jamais vu. Même pas Mémé, qui pourtant est vieille comme le monde. C'est très flou tout ça. Nous serions donc amenés à croire à quelqu'un qui n'a jamais vraiment existé et que personne n'a vraiment vu. Nous savons juste que c'est très mal de « jurer ». Mais si on ne sait pas qui est Dieu, pourquoi le croirait-on ? Pourquoi croirait-on ce que raconte l'autre type enfermé dans son église ou dans sa mosquée ? Après tout il pourrait bien raconter des conneries qu'on y croirait aussi. Bin oui, puisque mes parents y croient, qu'une frange de la société y croit, qu'on m'y a fait croire tout petit. Ca n'a rien de mal de croire en Dieu, d'avoir la foi. Partons du principe que personne n'a jamais vu Dieu, que personne ne sait qui il est et que personne ne peut apporter la preuve qu'il ait dit tout ça, comme personne ne peut apporter la preuve qu'il n'ait pas dit tout ça. Là, on est bien dans la merde.
Extrapolons. Si je ne sais pas qui est Dieu, pourquoi croirais-je en lui ? Peut-être que tout le monde est crédule et croit mais ne sait pas qu'il croit faux. Moi je suis sur que Dieu c'est mon Caniche. Ca n'est pas si bête que ça. Notez au passage le jeu de mot subliminal. Hé oui ! Dieu pourrait être mon chien, comme il pourrait être Jésus, comme il pourrait être Ginette la concierge libidineuse et mal rasée ou comme il pourrait encore être Kenza du Loft. On en sait rien après tout. Qu'est-ce qui vous dit que les paroles de Kenza du Loft ne sont pas plus saintes que celles de Jésus ? Si le rôle fédérateur du Dieu est de sauver les âmes de l'Enfer si l'on croit en lui, je pourrais très bien croire en Kenza du Loft et aller au Paradis. Ca n'est pas plus aveugle que de croire en des dires séculaires qui n'ont pas la possibilité d'être authentifiés. Qui sait. En l'an 2670, le Mouvement Raelien sera peut-être la croyance dominante ! Ca ne m'empêchera pas de croire que Kenza du Loft dégage une aura sacrée et de créer un Temple et une Association religieuse.

4. La persuasion

On en arrive au dramatique cas des sectes. Elles jouent sur les mêmes principes que n'importe quelle religion. Qui pourrait juger de la prévalence de la religion catholique sur la religion juive ou encore sur les croyances des Témoins de Jéhovah ? Qui peut prouver à l'autre que telle croyance religieuse est plus stupide ou plus censée qu'une autre ? La valeur par le nombre d'adhérents à une croyance ? La longévité de cette croyance au fil du temps ? Pas très scientifique tout ça.
Reprenons mon exemple de Kenza du Loft. Si j'édifie un Temple à son nom et que je proclame qu'elle est notre sauveur et qu'il faut faire ce qu'elle dit sinon on ira faire chauffer nos Knackis Herta ainsi que nos fesses en Enfer, qui pourra prouver que ce que je dis est faux ? Le pouvoir de persuasion. Plus c'est crédible, plus on va me croire. Avec du talent, on peut même persuader de plus en plus de gens, de plus en plus longtemps. Qui nous dit que le premier qui a prêché la religion catholique n'était pas un mythomane talentueux et qu'on a fini par le croire ? Les caméras d'Exclusif n'étaient pas encore là à l'époque. Et puis qui nous dit qu'il y a des flammes en Enfer ? Sûrement pas Kenza du Loft. Pourquoi ne faut-il pas convoiter la femme de son prochain ? Imaginez qu'au commencement de la civilisation, une religion ait déclaré le commandement suivant : « Tu dois convoiter la femme de ton prochain pour aller au Paradis ». Ca nous aurait paru normal au bout de plusieurs centaines de milliers d'année d'évolution. Comme il nous paraît normal aujourd'hui de ne pas fricoter avec la concubine de notre meilleur ami. 5. L'évolution
Le concept est lâché : l'évolution. Le règne humain est en perpétuelle évolution n'est-il pas. Que ça soit dans les domaines de la médecine, de la technologie, mais aussi de l'éthique ou de la connaissance. Au début nous n'étions que poussière ( ...qui redeviendra poussière, c'est dit dans la Bible ). Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Tant de questions, et si peu de réponses. Des réponses que les hommes ont notamment tenté de trouver dans la foi religieuse. C'est légitime. Tant d'interrogations ne sauraient rester sans tentative d'explications. Les religions semblent offrir des solutions, mais lorsqu'on y regarde de plus près, sont bien vagues.
Ca n'est pas comme si j'avais mon ticket de caisse Auchan et que je pourrais aller réclamer si un article est abîmé. Les religions ne donnent pas de ticket de caisse. Il faut prendre ce qu'il y a et essayer de composer avec. Histoire de croire en quelque chose qui nous apparaît comme une valeur sure dans la société.
6. Théorie absurde, voire sectaire : les êtres de lumières

Un jour, j'avais lu un bouquin sur une théorie de la vie. Un truc plutôt général, mais bien écrit et très prenant. Comme nous finissons tous par douter un jour ou l'autre de nos convictions, je m'étais laissé séduire par les propos de ce livre. Ce livre, dont je tairais le nom volontairement, car je l'ai oublié, n'est pas plus ni moins bette qu'un autre. La théorie dit qu'il faut se détacher de sa petite vision d'être humain qui peuple la planète et qui vit sa vie, en naissant un jour et en mourant un peu plus tard. La vie n'est pas cela. Elle est bien plus vaste. La vie est une évolution. Ainsi, toujours selon ce livre, la vie que nous menons en ce moment même n'est qu'une infime partie de nous même.
Mais cela, nous ne le savons point. Nous serions en réalité des Etre Supérieurs, dits « Etres de Lumière », vivant dans l'au-delà. Ces entités seraient autant de divinités. Nous serions des Etres Cosmiques sans le savoir, notre passage sur Terre ne serait qu'une incarnation de notre Etre de Lumière. Une incarnation parmi tant d'autre : au début de l'évolution de cet Etre Supérieur, j'aurais incarné une feuille d'arbre, puis une fourmi, puis un loup, puis un homme des cavernes, puis un homme de plus en plus évolué au travers des époques.
La théorie ne s'arrête pas là. Plus l'Etre de Lumière, c'est à dire moi, évolue au travers de l'évolution de ses personnages, plus l'univers s'améliore. Je vous fais grâce de tous les détails, mais il est écrit qu'au bout d'un certain moment, l'Etre de lumière deviendrait un humain surdéveloppé intellectuellement, puis un extraterrestre venant d'une autre galaxie bien plus évoluée que la notre, puis deviendrait au bout d'une centaine de vies plus tard un Dieu capable de créer un autre univers, et ça continue, continue, continue...jusqu'à la fin du bouquin. La théorie de la vie serait une sorte de jeu Nintendo de Dieu ! En résumé, l'évolution intergalactique serait LA vérité de la vie, de nos vies. Plutôt étrange non ? Peut-être ce livre est-il pure Paco Rabannerie ! Il l'est, sans doute. Peut-être est-il totalement juste. Nous n'en savons rien, puisque, par définition, cela nous dépasse.
7. Conclusion : les croyances sont indispensables

Les croyances, et particulièrement les croyances religieuses, sont indispensables à l'équilibre de l'homme ( quoique certains s'en passent ). Tant que cela ne gène pas autrui, il nous est permis de croire à n'importe quoi, tant que cela nous permettra de croire en quelque chose. Même si ce sont des conneries. La religion n'est qu'histoire de subjectivité. Le philosophe de comptoir que je suis rajoute juste une pierre à l'édifice. L'important n'est pas de croire aveuglement. C'est de croire tout en remettant en cause. En cherchant des solutions. En se cherchant soi-même. Et qui sait à se trouver peut-être.
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# Posté le dimanche 30 octobre 2005 08:59

Je me doute de ce que vous allez penser !

Je me doute de ce que vous allez penser !
Le doute est' il un frein à la progression ?
Avant d'émettre quelque thèse que ce soit, nous devons nous interroger, remettre des principes en question, contester des idées, bref, ne rien prendre pour acquis: le doute est donc le propre du Philosophe. Le scepticisme a toujours pris une place importance au sein de la philosophie: Descartes prônait le doute dit 'méthodique', David Hume le doute sceptique dit 'modéré' et d'autres, comme Pyrrhon et Montaigne, préconisaient le doute sceptique extrême, soit la suspension de tout jugement et de toute affirmation. Certes, le doute s'affilie avec la raison, car, si il y a une question, c'est donc qu'il y a une incertitude.
Mais jusqu'à quel point le scepticisme est-il valable, nécessaire?
Évidemment, le doute est essentiel et précieux lors du processus de raisonnement, mais dans une certaine limite, limite que je justifierai ultérieurement.
Le doute est primordial afin d'arriver à une conclusion éclairée et réfléchie, puisqu'il amène à une justification de nos pensées, repoussant la crédulité et l'acceptation des idées préconçues. Or, le scepticisme entre opposition directe avec les idées religieuses. Le mot doute, en-soi, est l'antonyme de plus 'immédiat' du mot foi; voilà pourquoi les religions sont dites dogmatiques, et pourquoi la philosophie s'est heurtée maintes fois, au cours de l'histoire, aux dogmes de la religion, qui glorifient une croyance aveugle, souvent constituées de superstitions, et croient toutes détenir la vérité absolue. Pensons aux guerres de religion, les plus absurdes et malheureusement les plus sanglantes qui soient, toutes dues à la foi et à la conviction de détenir cette 'vérité absolue'... Le doute nous éloigne donc de la naïveté et des conclusions prématurées, ouvre la voie aux idées nouvelles, et démontre une ouverture d'esprit. Le doute est la preuve de l'intelligence humaine, de sa capacité à se questionner et à réfléchir.
Malgré cela, le scepticisme doit avoir une certaine mesure, car, inévitablement, le scepticisme exagéré mène à l'inaction ou à la stagnation. Le doute ne doit donc pas empêcher l'homme de progresser, car celui-ci, tout au cours de son existence, doit faire certains choix, et donc peser le pour et le contre pour éventuellement se prononcer en faveur de ce qui lui semble valable. Tel est le propre de l'homme, il peut, puisqu'il réfléchi, choisir entre le bien et le mal, par exemple. S'abstenir de tout jugement, et donc se priver certains choix et décisions importantes, c'est donc de nier son existence humaine et nos capacités de raisonnement et de jugement. Le doute doit donc mener éventuellement à une conclusion, sinon qu'elle serait l'utilité du doute? Autant de ne pas douter si l'on renie au départ ses facultés de jugement. Se refuser de toute affirmation, suspendre son jugement, c'est donc brimer son expression personnelle, ce qui nous caractérise, ce qui fait de nous un être unique et particulier, ayant pris certaines décisions, et aux opinions qui lui sont propres.
Il faut donc douter, pour réfuter les fausses croyances, mais aussi agir, car telle est la chaîne causale idéale. Le "but" du scepticisme est d'aboutir à une finalité qui doit motiver nos actions et tout le sens que nous donnons à notre vie. L'essence de notre être, de notre personnalité, repose donc sur les jugements que nous posons, des affirmations et des choix que nous faisons tout au cours de notre vie. S'abstenir de choisir, c'est s'abstenir de vivre.
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# Posté le mardi 01 novembre 2005 08:29